Mai – Mon bilan de lecture

Bien qu’il compte 31 jours et beaucoup de jours fériés, mai aura été un petit mois de lecture, avec 7 livres lus. La faute au séjour dans la famille pour présenter notre petite fée, et à une fatigue persistante (merci les nuits hâchées et l’aîné qui nous fait payer l’arrivée de sa petite soeur!). Je suis quand même fière de mes 2005 pages lues! Je m’étais mis un objectif à 2000 pour me challenger un peu, sans pression bien entendu. Fière aussi d’avoir sorti 6 bouquins de ma PAL, dont 4 de ma bibliothèque!

Dans l’ordre, j’ai donc lu:

  • La salle de bal (Anna HOPE): on y parle folie et eugénisme à travers l’histoire d’Ella et John, tous deux internés au début du siècle dernier à l’asile de Sharston. L’alternance des points de vue (celui d’Ella, celui de John et celui d’un médecin de l’asile) m’a semblé intéressant et j’ai globalement apprécié ma lecture; je pense réitérer l’expérience Anna HOPE avec Le chagrin des vivants à l’occasion.
  • Nous sommes tous des patients (Martin WINCKLER): après La vacation et Le choeur des femmes, c’est encore une belle découverte que cet ouvrage très court. J’apprécie beaucoup cet auteur dont je trouve le style et les propos toujours justes, je n’ai donc pas été déçue! Ce petit livre, sous forme de questions à Martin WINCKLER et ses réponses, apporte un éclairage pertinent sur des sujets comme la médecine, la relation soignant/soigné, la formation des médecins, l’état de notre système de santé et de l’hôpital en France, etc. Même s’il date de 2003 et que j’imagine que certains points ont certainement évolué, les thèmes abordés sont on ne peut plus actuels, et le ton juste et parfois humoristique. Ce que j’aime chez ce médecin écrivant (comme il se définit lui-même), c’est que c’est abordable même quand vous n’avez pas fait médecine! Et, en parlant de notre système de santé, je profite de cet article pour vous partager un lien (découvert sur la page Facebook de l’auteur) vers le site de Notre Hôpital c’est vous, une association nouvellement constituée « dans le but de soutenir et porter la proposition de loi du Référendum d’Initiative Partagée sur l’Hôpital Public. ». Je vous invite à y jeter un coup d’oeil, ils expliquent ça mieux que moi! Vous pouvez également y déposer une promesse de signature pour un référendum qui sera créé prochainement sur un site officiel du Gouvernement, afin d’appuyer la construction de l’Hôpital de demain. L’an dernier, nous applaudissions les soignants tous les soirs à 20h00… mais qu’en reste-t-il aujourd’hui? L’Hôpital Public a plus que jamais besoin de notre soutien, et c’est aussi notre responsabilité (et notre intérêt!) en tant que citoyens.
  • Une grande fille (Danielle STEEL): comme tous les romans de cette autrice, l’histoire est légère et les rebondissements prévisibles. Même si ce n’est pas mon type de lecture préféré, j’aime bien ouvrir un de ses romans parfois, et ce mois-ci, c’était exactement ce dont j’avais besoin pour une lecture de vacances!

  • Le professeur (Charlotte BRONTË): c’est indéniable, le talent de l’écrivaine et ses thèmes de prédilection sont déjà présents dans ce premier roman, même s’il manque encore de maturité à mon goût. Cependant, je n’ai pas adhéré aux personnages si tranchés, et notamment à Frances, si soumise. J’ai aussi ressenti des longueurs dans le texte, et eu envie de sauter des passages. Bref, une lecture qui m’a déçue, surtout après avoir lu en postface que la traductrice avait pris des libertés avec la version originale!

  • Le Bébé (Marie DARRIEUSSECQ): en partant de sa propre expérience, l’autrice pose avec beaucoup d’humour (et un style lapidaire) des questions sur la maternité, la relation à son bébé, les jugements de valeur des autres sur la façon de faire des jeunes parents, etc. S’il ne me laissera pas un souvenir impérissable, j’y ai toutefois trouvé quelques passages qui m’ont émue, fait sourire ou réfléchir. Surtout que nous sommes en plein dans cette période à la maison!

  • La femme de Gilles (Madeleine BOURDOUXHE): L’histoire est simple: Elisa est la femme de Gilles, qui la trompe avec Victorine. Elisa aime Gilles, le porte aux nues. Quoi de plus naturel que de l’attendre et d’espérer qu’il revienne dans le droit chemin? Quitte à en souffrir atrocement. Le livre raconte avec pudeur et simplicité ses doutes, son attente, sa souffrance. C’est bien écrit, c’est beau, c’est triste, mais cet attachement viscéral à son homme m’a plutôt révoltée, qui la fait s’effacer, perdre toute individualité, toute légitimité autrement qu’en qualité d’épouse de son mari. Je n’ai pas apprécié ma lecture autant que je l’imaginais (j’en attendais peut-être trop), mais elle m’a néanmoins donné quelques sujets de réflexion: l’amour, les relations conjugales, le pardon, les limites qui sont propres à chacun.

  • L’âme du violon (Marie CHARVET): un livre reçu dans un swap de mon club de lecture au mois de mars, un coup de coeur dont je vous reparlerai!

Voilà pour ce mois assez mitigé, entre deux coups de coeur et des lectures agréables sans plus. J’espère que juin tiendra ses promesses!

Prenez soin de vous.

M.

3 réflexions sur “Mai – Mon bilan de lecture

  1. Rire ! Heureusement que je ne compte pas les pages, mon bilan serait ridicule…
    Je me souviens du roman de Charlotte Brontë, Le professeur. Il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable… Je l’avais trouvé un peu redondant avec Jane Eyre.
    La salle de bal n’est-il pas une suite du roman, Le chagrin des vivants ?
    J’aimerais beaucoup découvrir Marie Darrieussecq, pas avec Le bébé, mais peut-être avec Bref retour chez les vivants (l’un des personnages porte le même prénom que moi 😉).
    Tu m’intrigues également avec les deux derniers livres cités. Curieuse de connaître ton avis sur L’âme du violon.

    Aimé par 1 personne

    1. Je me suis mise à compter les pages depuis que je fais partie d’un (super!) club de lecture, mais sans aucune pression. Disons que compter le nombre de livres est moins pertinents car tout dépend du livre… compter les pages me permet de voir, sur l’année, comment a évolué mon rythme et mon envie de lecture. Et comme j’ai besoin d’avoir le contrôle sur tout pour me sentir bien… c’est une bonne chose! J’avoue que, depuis le début de l’année, ça m’a aussi permis de me challenger et de lire un peu plus, quand j’aurais pu perdre mon temps à procrastiner sur les réseaux ou autres (ce qui m’arrive quand même, soyons honnêtes!).
      Je ne crois pas que « La salle de bal » soit une suite de « Le chagrin des vivants », les histoires sont différentes et les personnages également, il me semble. Je te dirai quand j’aurai lu le deuxième 🙂
      Je ne connais pas le livre que tu cites, je le note!
      Et mon avis sur « L’âme du violon » viendra quand je serai venue à bout de tout le reste 😂

      J'aime

      1. Effectivement, compter le nombre de livres importe peu finalement. Compter le nombre de pages aurait tendance à me mettre la pression. C’est trop précis. Durant mes périodes désertiques, mon moral en prendrait un coup.
        Ne t’inquiète pas pour ton avis, je suis mal placée, car je n’arrive plus à chroniquer mes lectures… depuis deux ans…

        Aimé par 1 personne

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