Juin – Mon bilan de lecture

J’avais terminé le bilan de mai en me souhaitant que juin tienne ses promesses… je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps: cela n’a pas été le cas! J’ai beaucoup lu en comparaison des mois précédents, mais soit je n’ai pas su choisir mes lectures, soit je n’avais pas la tête à apprécier ce que je lisais, car je n’ai eu aucun coup de coeur, et l’impression d’entasser les lectures sans vraiment y prendre de plaisir.

Le mois dernier, j’ai donc lu 12 livres pour un total de 2860 pages. Sur ces 12 livres, 9 sont sortis de ma pile à lire, et je réussis l’exploit d’en avoir enlevé 7 de ma bibliothèque. Voici les titres:

  • Le livre de ma mère, d’Albert COHEN: Belle du Seigneur m’attend depuis des lustres, mais je dois avouer qu’il m’intimide. J’ai donc voulu découvrir son auteur à travers un livre plus court, et mon avis est mitigé. Si j’ai apprécié certaines réflexions sur sa relation avec sa mère, réflexions à portée universelle, son style est en revanche très (trop?) déroutant pour moi. J’ai été tentée de sauter des paragraphes entiers, et même d’abandonner ma lecture en cours de route. Ce n’était peut-être pas le bon moment!

  • Le bonheur conjugal (Tahar BEN JELLOUN): autre déception, je n’ai apprécié ni le ton du livre, ni le déséquilibre des deux points de vue (en nombre de pages), ni la fin, qui m’a semblé incohérente avec le reste du livre. Pourtant, le sujet était prometteur, je suis d’autant plus déçue.

  • Apprendre, si par bonheur (Becky CHAMBERS): je suis sortie des sentiers battus avec ce roman de science-fiction, genre que je ne lis jamais et avec lequel, il faut le dire, j’ai beaucoup de mal. Si cela n’a pas été un coup de coeur, j’ai quand même apprécié ma lecture, et surtout l’ouverture d’esprit et la tolérance dont fait preuve l’autrice. La dimension écologique m’a également beaucoup plu!

  • Un roman russe (Emmanuel CARRÈRE): Dieu que je me suis ennuyée, et que l’auteur m’a semblé antipathique! C’est une déception pour moi car d’autres romans de lui m’avaient vraiment plu et j’attendais que cela se reproduise avec celui-ci, d’autant plus qu’il a la Russie pour toile de fond, une raison de plus qui m’avait fait le choisir.

  • Les yeux de Sophie (Jojo MOYES): prêté par une amie, ce roman a été un agréable moment de lecture. J’ai aimé le passage d’une époque (la Première Guerre Mondiale) à l’autre (aujourd’hui) et comment l’autrice a su créer une intrigue prenante. Un livre qui se dévore, vraiment! J’avais des a priori sur Joho MOYES et je suis donc contente de les avoir balayés avec cette lecture!

  • Un livre mystère dont je ne parlerai pas car c’est celui que je pense proposer à mes compagnes de lecture du club des Littéravores lorsque mon tour sera venu.

  • Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage (Maya ANGELOU): après Lettre à ma fille, ce livre est un témoignage puissant qui retrace l’enfance de l’autrice aux États-Unis, sur fond de racisme. Vraiment intéressant pour mieux comprendre ce versant des États-Unis, le livre apporte un autre éclairage sur le fléau du racisme qui sévit toujours dans ce pays. Néanmoins, contrairement à ce que laissait penser le résumé, j’ai attendu en vain les débuts d’écrivaine de l’autrice, puisque le livre s’arrête à 17 ans, lorsqu’elle devient mère.

  • La boîte noire (Shiori ITO): une lecture difficile mais que je ne regrette pas d’avoir faite. La boîte noire a répondu aux attentes que les différentes chroniques m’avaient données, et le style journalistique de l’autrice sert à merveille son propos. En refermant le livre, une sensation douce-amère m’a envahie: son agresseur n’a pas éte condamné pénalement, la loi sur le viol et les peines encourues par les agresseurs n’a évolué qu’à la marge depuis 2015, et les structures d’accueil des victimes sont clairement inadaptées. Tout semble être fait pour pousser les victimes de viol au silence… mais je ne suis pas sûre que la situation soit meilleure en France, lorsqu’on voit que seules 12% des victimes de viol ont osé porter plainte l’an dernier dans notre pays, selon les sources gouvernementales. Et, parmi ces plaintes, combien classées sans suites? Je n’ai pas pu trouver de chiffre fiable.

  • Hamaguri (Aki SHIMAZAKI): deuxième tome de la saga « Le poids des secrets », je n’ai pas beaucoup plus accroché que le premier et ne lirai donc pas la suite.

  • Les impatientes (Djaïli AMADOU AMAL): encore une déception avec ce livre que j’avais pourtant vu passer à de nombreuses reprises sur les réseaux. Si les sujets abordés sont intéressants (mariage forcé, violences conjugales, poids des traditions, place de la femme dans la sociéte nigériane, etc.), leur traitement m’a semblé sans profondeur et le ton du livre m’a laissée de marbre.

  • La Princesse de Montpensier, suivi de La Comtesse de Tende (Madame DE LA FAYETTE): deux classiques courts que je voulais lire depuis longtemps, mais qui ne me laisseront pas un souvenir impérissable.

  • Mariage contre nature (Yukiko MOTOYA): un livre (heureusement) court dont je n’ai absolument rien à dire… cela m’arrive peu souvent!

Comme vous le voyez, un bilan en demi-teinte même si, avec 3 livres d’autrices japonaises ce mois-ci, je me replonge dans la vie de ce pays, ce qui est un de mes objectifs cette année.

À très vite pour de nouveaux échanges!

M.

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